En France, des centaines de tournois sont organisés durant toute l’année et à toutes les cadences (longue, rapide, blitz). Les week-ends fériés sont souvent des occasions propices pour les amateurs.
A Gournay-en-Bray
Plusieurs beauvaisiens ont participé au 10ème festival d’échecs du pays-de-Bray du 14 au 17 mai : Bachir (en tant qu’arbitre), Diego (qui a fait toutes les éditions !), Amin et Alexandre.
L’open principal était plutôt relevé avec une moyenne elo de 1866 sur 60 participants, Sur les 7 rondes, Diego marque 2,5 points et Amin 2 points. Tous les deux auraient pu participer à l’open réservé au moins de 1700 et probablement s’assurer de meilleurs scores mais ils ont préféré jouer face à des adversaires plus expérimentés. Je pense que c’est un bon choix pour viser la progression. Diego qui a eu plusieurs parties longues et serrées a pu aussi tester une nouvelle défense qu’il ajoute petit à petit à son répertoire. Amin qui a fait une très belle saison en championnat a pu prendre encore de l’expérience et affûter sa combativité.
Alexandre avait participé l’an dernier à l’open principal et cela avait été dur. Cette année, en jouant dans l’open des moins de 1700, il marque 3,5 points et termine 18ème sur 37 : ce qui est correct. Le gros point positif, c’est qu’il a joué, comme en championnat : avec sérieux, en s’appliquant et prenant davantage de temps dans des moments critiques. J’ai d’ailleurs montré l’une de ses parties en séance où il avait gagné en 19 coups face à un joueur allemand. Selon moi, Alexandre a définitivement acquis une place en championnat par équipe. Bénévolement et avec passion, Benoît le fait travailler régulièrement et je pense qu’il est en train de franchir un cap.
De l’elo
Nous attachons de l’importance au elo en général et c’est un bon indicateur du niveau. Cependant, le elo est d’abord une moyenne. Que signifie une moyenne sur peu de parties jouées dans l’année ? Je me souviens des paroles d’un entraîneur des jeunes espoirs français qui disait quelque chose comme cela : « En dessous de 30 parties jouées dans l’année, je ne regarde même pas. ». Or, nous sommes très peu a déjà jouer au moins 20 parties longues dans l’année…
Les échecs en compétition réclament de beaucoup jouer, et pour beaucoup jouer, il faut faire des tournois et pour faire des tournois : il faut du temps et aussi des moyens. Les échecs ne coûtent quasi rien pour être pratiqués. Cela n’est plus exact lorsqu’on souhaite atteindre de bons niveaux.
Un exemple. Chez les U10 au dernier championnat de France jeunes, Pham Han Nam qui termine à la première place est classé 2115 et il a joué entre janvier et mai 2026 pas moins de 35 parties. En 2024, Il en avait joué 88. En 2025, il en avait joué 100 !
En 2 ans seulement, ce jeune a donc joué un total de 188 parties longues : ce que la plupart d’entre nous n’atteindrons pas en 10 ans de jeu.
Quel elo auriez-vous avec 100 parties longues jouées en une année ? Un plus haut qu’aujourd’hui non ? ;). Je ne parle même pas de l’analyse de ces parties avec un entraîneur, etc… Je suis donc d’avis que comparer des elos ne veut pas dire grand chose si l’on n’y regarde pas de plus près : cqfd !
Cet a parte sur le elo vous était proposé par pousse pion pion 🙂
Gournay… J’y vais !
Revenons au festival d’échecs organisé par l’échiquier du pays de Bray car il y avait en plus des tournois : conférence sur l’histoire des échecs, simultanée avec un MI, tournoi de blitz, soirée ciné-débat, soirée couscous, tombola avec un voyage au Maroc à gagner.
Un grand bravo à toute l’équipe d’organisation menée par Claire ! Beaucoup reviennent d’année en année et ça se comprend. Pour nous, cela n’est pas trop loin et c’est vraiment un chouette évènement.
Un petit diaporama avec un coucou bonus à Pascal et Rémy 😉 (merci Benoît pour les photos)
A Fressenville
Benoît qui est passé avec moi en accompagnateur/visiteur à Gournay a profité de ce week-end pour jouer le 3ème open du Vimeu à Fressenville. Un open que je qualifierais pour lui de mise en pratique. Benoît effectue en effet des recherches très intéressantes via les moteurs et différents outils IA, devenant la personne la plus en pointe du club dans ce domaine. Il investit de l’énergie passionnée dans les échecs et s’entraîne avec des joueurs aux alentours des 2000 elo qui reconnaissent sa préparation pointue. En parties amicales, j’ai de plus en plus de mal à l’accrocher tant il a un répertoire peaufiné aux petits oignons. Son sens positionnel s’est largement accru. Je l’affirmais dans un article précédent déjà : il faudra compter sur lui à l’avenir. Dès qu’il aura engranger davantage de parties sur le terrain : oulah, ça va faire mal. Peut-être un zeste de zen à ajouter dans la recette et ça va piquer fort !
18ème sur 38 avec 3 points sur 6 et une perf au dessus de 1700 : ce n’est que le début d’une ascension…
Vous voilà avertis 😉
J’avais oublié le petit morceau de zic. J’ai hésité à en mettre un de Madonna aussi joueuse d’échecs à environ 2000 elo, ce qui n’est pas souvent mis en avant comme elle avait une image parfois sulfureuse. Plus souvent, est citée Julia Roberts dans les célébrités jouant aux échecs, mais bien bien moins forte pretty woman.

Les Beastie Boys avaient connu Madonna au début de sa carrière (1). Quand j’étais jeune, avec des cheveux, je les aimais bien. Ce morceau « Jimmy James » vient de leur 3ème album « Check your head ». Check, check, check : ça me dit vaguement quelque chose…. Allez hop… ou Hip hop ! 😉
(1) Plus précisément c’est Madonna qui invita les Beastie Boys en tournée. Cela fit scandale avec les frasques de ces mauvais garçons sur scène. Elle insistera pour les garder jusqu’au bout du The Virgin Tour de 1985 et tweetera bien des années plus tard à quel point cette rencontre avait participé à « construire son ADN musical ».
























